Yoann BUEE was French and was born on November 27, 1980, in the Paris region. He passed away at the age of 45, on June 10, 2026, after courageously battling cancer for more than five years.
Yoann grew up in the Paris suburb of Bonneuil-sur-Marne, surrounded from an early age by what would define his entire life: Love, strong family bonds, and boundless energy.
From childhood, he was someone who naturally stood out. A joyful child, full of life, he did not always fit within conventional boundaries. Naturally curious, his mind was already drawn to life's greatest questions: Where do we come from? What lies within the vastness of the Universe? These questions nurtured his thinking and revealed a sensitivity driven by a search for meaning.
Yoann lived life wholeheartedly and without pretense. He disliked unnecessary constraints, yet he possessed a profound sense of responsibility. He moved through life in his own way, curious, free-spirited, fair-minded, always smiling, and deeply affectionate.
Throughout his life, Yoann was a pillar of strength for the women he loved: His daughters, his wife, his mother, and his sisters.
From an early age, he chose a hands-on profession. He first became a carpenter; then, at eighteen, he turned, of his own accord, to a profession that seemed almost written into his genes: glassblowing, following in his father's footsteps. Yoann never followed the paths laid out for him. He chose them. He built them himself.
In southwestern France, near Pau, in the village of Hagétaubin, he joined the family business before establishing his own company directly across from his parents' home: VERRESATINE. There, he did far more than simply practice a trade. He created, imagined, and innovated. He designed and developed a unique automated machine specifically intended for the glassmaking industry. His expertise also enabled him to manufacture custom-made glass components for some of the world's most demanding industrial sectors. Shipped across the globe, his creations found their place on Hollywood film sets as well as in prestigious industries such as luxury manufacturing and the aerospace sector, where precision and excellence are essential. During his illness, his sister took over the business and continues to carry his vision forward. He was immensely proud of her.
But beyond all of this, Yoann was, above all, a man of deep connections. Strong family ties, lasting friendships. He possessed the rare gift of bringing people together. Yoann genuinely loved people, and they loved him in return. He was always willing to help, and he had an extraordinary ability to turn ordinary moments into unforgettable memories.
Love first entered his life through Sonia, the mother of his two daughters, Cléa and Amaëlle. Later, in June 2021, he married Cindye. Together, they built a blended family with Cindye's children. As a family of seven, they shared a life filled with simple, sincere happiness, and Yoann cherished every moment of it. He had a deep need to be surrounded by the people he loved, to share experiences, and to celebrate life.
He loved many things: Motorcycles, science fiction, new technologies, traveling, the stars, and the vastness of the night sky, which he observed with endless fascination.
He also reflected deeply on the meaning of his existence, on humanity's place within the immensity of the Universe, and on the mysteries of life that remain beyond all certainty. These questions had accompanied him for many years, fueling both his curiosity and his contemplation.
Perhaps this final journey will reveal the answers he spent his life searching for. Or perhaps he had already found them in the love he shared so generously throughout his life. A love that now accompanies him into eternity.
Yoann loved science fiction, especially the world of comic books. His favorite hero was Batman, who embodied the values he held dear: Courage, strength, and the determination never to give up. These were the very values Yoann himself demonstrated throughout the five years of his battle with illness. With immense courage, quiet strength, and unwavering dignity, he fought until the very end without ever complaining, always striving to protect those he loved.
He had expressed the wish for his ashes to be sent into the vastness of space. His wish will be fulfilled, and his daughters will be able to say with tenderness that their father has become a star among the stars.
Some people never truly leave us. Yoann has not disappeared. He continues to live on in the hearts of all those whose lives he touched, illuminating them with his presence and his love.
*****
Yoann BUEE était français, né le 27 Novembre 1980 dans la région parisienne. Il s’est éteint à 45 ans, le 10 juin 2026 des suites d’un cancer qu’il combattra courageusement pendant plus de 5 années.
Yoann a grandi dans la banlieue parisienne à Bonneuil s/marne entouré très tôt de ce qui allait définir toute sa vie : l’amour, les liens forts et une énergie débordante. Dès l’enfance, il était de ceux que l’on remarquait. Enfant joyeux, débordant de vie, il ne se conformait pas toujours aux cadres établis. Curieux de nature, déjà, son esprit était attiré par les grandes questions de l’existence « D’où venons-nous ? Que recèle l’immensité de l’Univers ? ». Elles nourrissaient déjà sa réflexion et révélaient une sensibilité tournée vers la quête de sens.
Yoann était quelqu’un qui vivait intensément sans détour. Il n’aimait pas les contraintes inutiles mais il avait un sens profond des responsabilités. Il avançait à sa manière, curieux, libre, juste, toujours souriant, profondément affectueux.
Et dans sa vie, Yoann a toujours été ce pilier pour les femmes qu’il aimait : ses filles, son épouse, sa maman, ses sœurs.
Très tôt, il choisit une profession manuelle : menuisier d’abord puis à 18 ans, de lui-même, il se tourne vers un métier presque inscrit dans ses gênes : souffleur de verre comme son père. Yoann ne suivait pas les chemins tout tracés. Il les choisissait. Il les construisait.
Dans le sud-ouest de la France, près de Pau, à Hagétaubin, il rejoint l’entreprise familiale, puis crée la sienne en face de la maison de ses parents ; l’entreprise VERRESATINE. Là, il ne se contente pas d’exercer un métier. Il crée, il imagine, il innove. Il conçoit et développe une machine automatique unique, spécialement pensée pour les verriers. Son savoir-faire lui permet également de fabriquer des pièces de verre sur mesure destinées aux secteurs industriels les plus exigeants. Expédiées aux quatre coins du monde, ses fabrications trouvent leur place aussi bien sur les plateaux de tournage d’Hollywood que dans des domaines de pointe, tels que l’industrie du luxe ou le secteur spatial, où précision et excellence sont indispensables. C’est sa sœur qui a repris le flambeau pendant sa maladie et qui poursuit son projet. Il en était fier.
Mais au-delà de tout cela, Yoann était un homme de liens. Liens familiaux puissants, liens d’amitié nombreux et fidèles. Il avait ce don rare : celui de rassembler. Yoann aimait les gens et ils l’aimaient en retour. Il aimait rendre service. Il aimait rire et avait cette capacité à transformer des moments ordinaires en souvenirs extraordinaires.
L’amour a traversé sa vie une première fois avec Sonia, la mère de ses 2 filles Cléa et Amaëlle. Puis il épouse Cindye en juin 2021. Ensemble, ils construisent une famille recomposée avec les enfants de Cindye. A sept ils partageaient un bonheur simple et sincère et Yoann en était heureux. Il avait un besoin profond d’être entouré, de partager, de célébrer. Il aimait tant de choses : la moto, la science-fiction, les nouvelles technologies, les voyages, les étoiles, l’immensité du ciel qu’il observait avec passion.
Il s’interrogeait également sur le sens de son existence, sur sa place d’être humain dans l’immensité de l’univers et sur les mystères de la vie qui échappent à toute certitude. Ces questions l’accompagnaient depuis longtemps, nourrissant sa curiosité autant que sa réflexion. Peut être que ce dernier voyage lui révèlera les réponses qu’il cherchait, ou peut-être les avait-il déjà trouvées dans l’amour qu’il a semé tout au long de sa vie et qu’il emporte avec lui pour l’éternité.
Yoann adorait la science-fiction et particulièrement l’univers des Comics. Son héros de prédilection, Batman, incarnait à ses yeux des valeurs qui lui étaient chères : le courage, la force et la détermination de ne jamais abandonner. Des valeurs qu’il a lui-même incarnées durant les cinq années de son combat contre la maladie. Avec un courage immense, une force aussi discrète qu’admirable et une dignité sans faille, il s’est battu, sans jamais se plaindre, veillant jusqu’au bout à protéger ceux qu’il aimait.
Il avait exprimé le souhait que ses cendres soient envoyées dans l’immensité de l’espace. Son vœu sera exaucé et ses filles pourront dire avec tendresse que leur papa est devenu une étoile parmi les étoiles. Certains êtres ne nous quittent jamais vraiment. Yoann ne disparait pas. Il continue de vivre dans les cœurs qu’il a touchés et illuminés de sa présence et de son amour.
*****
Pour toi, Yoann.
Ces mots ne sont pas de moi, mais ils résonnent profondément en moi.
Henri Durand les écrivait à son frère il y a près de deux siècles.
Aujourd’hui, c’est à toi que je les adresse.
A mon frère
Henri Durand (1818-1842)
Frère, tu vois déjà passer tes jeunes ans,
Ton enfance est bien loin; la jeunesse, heureux temps,
Déjà t'échappe aussi. Le torrent de la vie
Coule encore quelques jours, puis la source tarie
Bientôt s'arrêtera. Le printemps s'est enfui ;
Voici, l'été fait place à l'automne, à son fruit ;
Et puis viendra l'hiver, l'hiver et ses orages,
L'hiver morne et glacé, qui termine les âges.
Oui, frère, mais après..., après oh ! vient la mort !
L'homme est comme la terre, on dirait qu'il s'endort ;
Mais, tandis qu'en effet la nature sommeille,
L'homme, au contraire, alors, oui, l'homme se réveille.
L'âme heureuse à toujours s'envole en liberté ;
Contente et fière enfin de planer dans l'espace,
Elle oublie aussitôt le monde qui s'efface,
Car elle a vu déjà rayonner dans les cieux
La gloire des élus, qui l'attendent joyeux.
Oh ! ce n'est que l'espoir qui soutient notre vie.
Quelquefois un doux rêve, ou bien encore l'amour,
Coupe dont ici-bas on ne boit que la lie,
Peuvent nous charmer tour à tour.
Mais nous, frère, marchons au milieu de ce monde
Sans nous laisser séduire à sa vaine beauté.
Voguons, comme le nid qui surnage sur l'onde,
Vers le bord de l'éternité.
Ils sont déjà bien loin, les rêves de l'enfance ;
Peut-être n'as-tu plus de tes jeunes soupirs.
Consolons-nous ensemble et vivons d'espérance,
Vers les cieux tournons nos désirs.
Tout passe comme une heure,
Il n'est rien qui demeure
S'il n'est pas dans le ciel.
Oh ! combien chaque année
Nous apporte de fiel !
Combien chaque journée
Et combien chaque nuit
A notre cœur enlève
De cet amour que rêve
La jeunesse en sa sève,
Jeunesse qui s'enfuit !
A celui qui repose
Echappe toute chose.
L'amitié n'a qu'un jour,
L'espoir n'a qu'un seul âge
Et n'a pas de retour.
L'homme n'a qu'un ombrage,
Sa lyre n'a qu'un son,
Et son amour s'envole
Ainsi que son idole ;
Il reste sans parole,
Il reste sans chanson.
La saison est passée
Et l'âme en est froissée.
Adieu, bonheur serein !
Mots si remplis de charmes
Qu'exhale notre sein !
Adieu, vous, tendres larmes
Fantômes séduisants,
Charmantes rêveries
Qu'on suit dans les prairies,
Par le printemps fleuries,
Doux soupirs de quinze ans !
Tout s'efface dans l'ombre
Puis sur l'horizon sombre
L'homme n'a qu'un ciel noir.
Les douleurs et les craintes
Viennent à lui le soir.
Ces flammes sont éteintes
Dont brillait son matin.
Désormais son jeune âge
N'est qu'une vaine image,
Sur ses pas est l'orage,
L'avenir incertain.
Mais nous, marchons sans peur ! Marchons avec courage !
Nous atteindrons bientôt le terme du voyage ;
Que notre vie à nous soit le chemin du ciel !
Que chaque jour qui passe en ce monde mortel
Nous soit un pas de plus vers la gloire éternelle ;
Et que chaque douleur, chaque perte cruelle,
Nous soit un poids de moins, par le Seigneur ôté,
Pour voler plus légers vers l'immortalité !
Je t’aime,
Sandra
